Vincent LABORDERIE

Covid, Ukraine : les démocraties libérales au défi des crises

jeudi 21 avril à 20 h 15. Institut de zoologie. Quai Edouard-Van-Beneden. 4020 Liège

Réservations : https://www.billetweb.fr/les-grandes-conferences-liegeoises

Saison 2021 – 2022

NOS CONFÉRENCES

Les Grandes Conférences Liégeoises, organisées conjointement par la Ville et l’Université de Liège, en Belgique, proposent d’octobre à avril, un cycle de conférences de haut niveau où sont traitées dans le pluralisme les grandes questions de société.

L’adieu interdit

Elle est connue pour son engagement à l’amélioration des conditions de la fin de vie et pour ses ouvrages sur cette question. Depuis une dizaine d’années, elle contribue au changement de l’image dans notre société du vieillir et du grand âge.

Dans cette conférence, Marie de Hennezel nous rappellera la nécessité de méditer sur le sens de l’existence, « Et sur une vie où le devoir d’accompagnement de ceux qui vont mourir impose naturellement la présence et les mots d’adieu ». Les seniors sont au cœur de la crise que nous connaissons du Covid-19 : 71% des décès directement issus du virus Covid-19 sont des personnes âgées de 75 ans et plus. Les protéger est un objectif politique majeur. Mais si, voulant les protéger, nous les asphyxiions ?
Marie de Hennezel, dans une dénonciation forte dans Le Monde du 4 mai 2020 :
« Je remets en cause la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger les personnes âgées arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. »

L’Adieu interdit développe cette dénonciation de la politique de confinement strict des âgés à l’heure du covid-19, leur interdisant embrassades avec leur enfants ou petits-enfants, mots d’adieu, présence de proches. L’accroissement du déni de mort de notre société, la remise en cause des acquis sur la dignité du mourir, la négation du besoin d’accompagnement du mourant dans ses derniers moments, sont les conséquences de cette politique.

Psychologue et écrivaine, Marie de Hennezel est engagée dans les problématiques de fin de vie. Elle s’est impliquée de 1987 à 1996 au sein de la
première unité de soins palliatifs et a participé activement à l’avènement de ces soins. En 2002, elle rend un rapport sur la fin de vie en France qui
inspira la loi du 22 avril 2005 dite « Loi Leonetti » relative aux droits des malades et à la fin de vie.

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Botaniste, biologiste et dendrologue

Nous les arbres

Les arbres se parlent, se comprennent, communiquent… entre eux ! Nous ne pouvons absolument pas les comprendre ou les entendre. Il y a vingt ans, tout le monde aurait éclaté de rire si on avait prononcé les termes « d’intelligence végétale ». Et puis, une succession de petits détails se sont accumulés les uns aux autres… De toutes petites découvertes qui, mises bout à bout et considérées dans leur ensemble, nous permettent de nous demander ce qui manque, au fond, pour que l’on puisse parler d’intelligence.
Les arbres sont des êtres silencieux, extraordinairement utiles à leur environnement, et totalement non-violents… Il me semble que l’on peut parler de modèles ! On se demande d’ailleurs si les plantes ne sont pas infiniment plus intelligentes que nous. Si vous regardez de près : nous détruisons notre environnement. Il y a des déchets jusqu’en haut de l’Himalaya. Le Pacifique est couvert de plastique. Les sols sont stérilisés à cause de tous les intrants qu’on y met… Ajoutez enfin que nous sommes strictement incapables de réguler notre population.
À l’inverse, une plante améliore son environnement, et elles ont développé des méthodes particulièrement astucieuses pour réguler leur démographie. (Francis Hallé)
Il connait l’ivresse des cimes. Pas celles des hauts sommets, plutôt celle du sommet des arbres d’où l’on peut observer et décrire la biodiversité dans toute sa richesse, sa complexité et peut-être aussi un peu sa paix. Ardent défenseur du monde végétal, explorateur, biologiste et botaniste aux méthodes novatrices, Francis Hallé garde pour la lenteur de la description et du dessin minutieux un goût profond. Comme s’il s’agissait en faisant de la science de rendre hommage au temps… Et c’est avec cette conviction enracinée qu’il défend aujourd’hui les forêts menacées un peu partout à la surface du globe, à commencer par les forêts primaires dont il veut repeupler nos latitudes.

Comment créer un univers commun de sens et de valeurs ? Débat avec Abdennour Bidar, philosophe et spécialiste de la vie spirituelle dans le monde contemporain. Invité de l’événement « Le Parlement des Liens », il contribue à l’ouvrage collectif « Relions-nous! » aux éditions Les liens qui libèrent.

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De la gestion de la pandémie aux espoirs du monde d’après. Regard d’économiste

Si elle a d’abord été une urgence sanitaire, la pandémie du Covid-19 est aussi à considérer sous l’angle socio-économique. Au-delà de l’examen de ses effets immédiats et de l’évaluation des mesures prises pour y faire face, il faut s’intéresser à ses effets potentiels à moyen terme.

Le tour d’horizon se doit d’être large. Il sera question de la mutation du paysage économique, de l’évolution dans l’organisation des entreprises, du creusement des inégalités, de la soutenabilité des finances publiques, de la capacité d’agir des banques centrales, des progrès dans l’intégration européenne, de l’incidence sur la mondialisation de l’économie et de l’accélération de la transition environnementale.

Etienne de Callataÿ est cofondateur d’Orcadia Asset Management, une société de gestion patrimoniale spécialisée en investissement responsable. Il en est le président du CA et l’économiste. Il est également chargé de cours invité à l’UCL et à l’Université de Namur et administrateur de l’entreprise sociale Les Petits Riens. Il a travaillé à la Banque nationale de Belgique, au Fonds Monétaire International, dans des cabinets ministériels et à la Banque Degroof avant de cofonder Orcadia AM en 2016.

L’histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d’un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s’est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille. D’une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l’admiration et l’envie de toute l’Europe et surtout de Paris. À leur apogée, les ducs voyageaient de Mâcon à Amsterdam sans passer une seule frontière. Ils unifièrent d’immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas. De cette époque glorieuse, il reste désormais les témoignages d’artistes de génie tels Claus Sluter, Rogier Van der Weyden ou encore Jan Van Eyck, dont les œuvres ont laissé à jamais l’empreinte de cette prestigieuse famille sur le patrimoine français.

Né en 1973 à Herentals, dans le nord de la Belgique, Bart Van Loo se partage entre la Flandre et la Bourgogne, comme les ducs de cette région au Moyen Âge. Après des études de philologie romane, il s’est passionné pour l’histoire et la culture de la France, y consacrant plusieurs ouvrages non encore traduits en français. Les Téméraires, déjà paru dans plusieurs pays européens, s’est vendu à plus de 250 000 exemplaires.

Il a conquis un large public grâce à des livres et des spectacles qui allient art du récit, érudition et humour, où il invite à considérer la littérature et l’histoire d’un point de vue nouveau, tissant des liens inédits. Une trilogie sur la culture française (littérature, gastronomie et érotisme), une histoire chantée de France et un best-seller sur Napoléon et la Révolution ont précédé Les Téméraires. Quand la Bourgogne défiait l’Europe.

Les Formes du visible

La figuration n’est pas tout entière livrée à la fantaisie expressive de ceux qui font des images. On ne figure que ce que l’on perçoit ou imagine, et l’on n’imagine et ne perçoit que ce que l’habitude nous a enseigné à discerner. Le chemin visuel que nous traçons spontanément dans les plis du monde dépend de notre appartenance à l’une des quatre régions de l’archipel ontologique : animisme, naturalisme, totémisme ou analogisme. Chacune de ces régions correspond à une façon de concevoir l’ossature et le mobilier du monde, d’en percevoir les continuités et les discontinuités, notamment les diverses lignes de partage entre humains et non-humains.

Masque yup’ik d’Alaska, peinture sur écorce aborigène, paysage miniature de la dynastie des Song, tableau d’intérieur hollandais du XVIIe siècle : par ce qu’elle montre ou omet de montrer, une image révèle un schème figuratif particulier, repérable par les moyens formels dont elle use, et par le dispositif grâce auquel elle pourra libérer sa puissance d’agir. Elle nous permet d’accéder, parfois mieux que par des mots, à ce qui distingue les manières contrastées de vivre la condition humaine. En comparant avec rigueur des images d’une étourdissante diversité, Philippe Descola pose magistralement les bases théoriques d’une anthropologie de la figuration.

Médaille d’or du CNRS, professeur émérite au Collège de France, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps.

Covid, Ukraine : les démocraties libérales au défi des crises

Depuis une quinzaine d’années, la place et la qualité des démocraties libérales régressent dans le monde. Alors que la Chine présente aujourd’hui un contre-modèle de développement autocratique, la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine menacent, chacune à leur manière, la démocratie libérale.
La gestion de la crise sanitaire a ainsi remis en cause des éléments aussi fondamentaux que le libre exercice des libertés publiques, l’État de droit, la séparation des pouvoirs, et même le débat pluraliste et transparent comme base de prise des décisions publiques.
À cette dévitalisation de nos démocraties, s’est rajouté le défi qu’a posé Vladimir Poutine en envahissant l’Ukraine. Nos démocraties sauront-elles se renouveler ? Ou bien sommes-nous entrés dans un « monde d’après » où les régimes autoritaires se disputent la gestion du monde avec des démocraties déclinantes ?
Vincent Laborderie est docteur en sciences politiques et chargé de cours à l’Université Catholique de Louvain. Il est fréquemment consulté par les médias et est l’auteur de chroniques dans la presse écrite belge.

francophone.

Aurélien BARRAU Comment habiter la terre maintenant ? 

CONFÉRENCE DU 11 JANVIER 2020

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu des conférences : Institut de Zoologie
Quai Van Beneden – 4020 Liège
Les conférences débutent à 20 h 15

SÉANCE

15
  • 1 conférence

ABONNEMENT

85
  • Saison 2020-2021
En raison de la rénovation du Palais des Congrès, toutes nos conférences ont lieu à l’Institut de Zoologie, Quai Van Beneden, 4020 Liège.

CONTACT

Les Grandes Conférences liégeoises asbl

Hôtel Somzé
En Féronstrée, 94 4000 Liège

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