Les restrictions actuelles nous limitant à un quota de 500 places. Si vous avez déjà votre abonnement ou votre billet vous êtes attendus ce jeudi 1er octobre dès 19 h 30. Pour celles et ceux qui n’ont pu se procurer un billet, nous offrons la possibilité de suivre en direct et de chez soi, notre conférence inaugurale donnée par Jean-Dominique Michel qui aura pour thème Covid-19. Anatomie d’une crise.

Nous vous donnons rendez-vous ce jeudi 1er octobre à 20 h 15 en direct sur notre site ainsi que sur :
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCGImFBQaxYpQ2RXlaRxVTag
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/gcliege/

Vous souhaitez manifester votre soutien à notre organisation, il vous est possible de faire un don de 5 € ou plus directement sur :
https://www.billetweb.fr/dons-aux-grandes-conferences-liegeoises

En vous remerciant

Saison 2020 – 2021

NOS CONFÉRENCES

Les Grandes Conférences Liégeoises, organisées conjointement par la Ville et l’Université de Liège, en Belgique, proposent d’octobre à avril, un cycle de conférences de haut niveau où sont traitées dans le pluralisme les grandes questions de société.

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Anthropologue de la santé

Covid-19, anatomie d’une crise

Pendant des mois, la moitié de l’humanité a été confinée. Le Covid-19 a fait basculer nos existences dans l’inattendu, l’incertitude, l’angoisse. Quelles leçons tirer de cette crise inédite pour en sortir grandis ?

Jean-Dominique Michel est anthropologue de la santé. Il est le premier à avoir analysé le décalage entre la réalité de l’épidémie et les discours des autorités politiques et sanitaires. Absence de tests de dépistage, confinement à l’aveugle de toute la population, manque de lits de réanimation et de respirateurs, mensonges sur le rôle des masques…, Covid-19 : anatomie d’une crise sanitaire dissèque les décisions absurdes.

Grâce à un important travail documentaire, il nous permettra de comprendre en quoi les pouvoirs publics ont failli, pourquoi nous avons fait moins bien que les Allemands. Au-delà de l’insuffisance criante de moyens, il jettera une lumière crue sur le mal profond qui sape notre système de santé et plaidera pour sa remise à plat. Pour lui, il est temps de bâtir une véritable « démocratie sanitaire ». La résilience collective acquise durant l’épreuve doit nous donner la force d’y arriver. Aurions-nous pu agir plus efficacement ? Qu’aurions-nous dû savoir ? Comment nous préparer, si demain, la menace réapparaissait avec un virus plus contagieux et plus létal ? La réponse à toutes ces questions est dans cette conférence.

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Infectiologue et professeur de microbiologie

Hydroxychloroquine : raison politique vs raison scientifique

De toutes les controverses et polémiques induites par l’épidémie de Covid-19, celle de l’hydroxychloroquine est aujourd’hui l’une des plus complexes et dérangeantes.
Elle ne vise pas telle ou telle faille dans la stratégie de lutte comme les situations de pénurie de masques et de tests de dépistage. Elle ne concerne pas non plus les modalités des mesures de confinement. Elle porte sur un autre sujet essentiel : une possibilité d’espoir thérapeutique contre cette pathologie virale vis-à-vis de laquelle on ne dispose encore d’aucun médicament ayant fait la preuve indiscutable de son efficacité.
Tout est né, en France, des convictions initiales et des premiers travaux préliminaires du professeur Didier Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection (Marseille), et scientifique amplement reconnu à l’échelon international dans le domaine de la microbiologie mais aussi personnalité radicalement atypique et controversée au sein d’un milieu scientifique spécialisé.
C’est sur la base de ses expériences passées et d’observations faites par des chercheurs chinois que le Pr Raoult n’a pas craint d’annoncer, via une vidéo largement médiatisée ainsi que dans différents médias, les vertus de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. Ce médicament antipaludéen, également utilisé contre certaines maladies auto-immunes (comme le lupus érythémateux disséminé ou la polyarthrite rhumatoïde), aurait selon lui apporté des «améliorations spectaculaires» chez des patients infectés.
« Le Covid-19 est probablement l’infection respiratoire la plus facile à traiter » avançait-il d’emblée.
Didier Raoult fera le point la question, huit mois après le début de cette crise sans précédent survenue chez nous.
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Économiste

Qui va payer combien pour vivre dans quel monde ? Regard d’économiste sur la pandémie et sa gestion. 

Si elle a d’abord été une urgence sanitaire, la pandémie du Covid-19 est aussi à considérer sous l’angle socio-économique. Il faut s’interroger sur ses effets immédiats et les mesures, prises et à prendre, pour y faire face. Il faut ensuite s’intéresser à ses effets potentiels à moyen terme. Le tour d’horizon se doit d’être large. S’il englobera des questions de tissu économique, d’organisation de la production et de rentabilité des entreprises, il abordera au premier chef l’incidence de la crise sur la soutenabilité des finances publiques, sur la capacité d’agir des banques centrales, sur l’intégration européenne, sur la mondialisation de l’économie, sur la transition environnementale et sur l’équité intergénérationnelle. En un mot, qui va payer combien pour vivre dans quel monde ?

Etienne de Callataÿ est cofondateur d’Orcadia Asset Management, une société de gestion patrimoniale spécialisée en investissement responsable. Il en est le président du CA et l’économiste. Il est également chargé de cours invité à l’UCL et à l’Université de Namur et administrateur de l’entreprise sociale Les Petits Riens. Il a travaillé à la Banque nationale de Belgique, au Fonds Monétaire International, dans des cabinets ministériels et à la Banque Degroof avant de cofonder Orcadia AM en 2016.

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Mathématicien et député

Donner sens à l’intelligence artificielle

Cédric Villani est mathématicien, lauréat de la Médaille Fields, député et spécialiste de l’intelligence artificielle. Il est l’auteur d’un rapport Donner un sens à l’intelligence artificielle à l’Assemblée Nationale française. Jusqu’en 2017 il était directeur de l’institut Henri-Poincaré. Il est également professeur à l’université Claude-Bernard-Lyon-I et président du fonds de dotation de l’institut Henri-Poincaré.
En quoi l’intelligence artificielle nous concerne tous ? L’IA va bouleverser notre quotidien avec discrétion. Nous en bénéficions déjà quand nous faisons en quelques clics une recherche par mot clé ou une traduction automatique. Nous serons un jour conduits par des voitures automatiques. Et un algorithme, au vu de nos données médicales et de nos radios, pourra nous dire : Vous avez telle maladie et je recommande à votre médecin tel traitement. Nous serons alors soigné par une combinaison d’humain et d’IA.
Auteur d’un rapport sur l’IA, Cédric Villani, nous en partagera les six grands piliers que sont l’emploi, l’écologie, l’éthique, la recherche, la politique industrielle et l’enjeu des données et leur impact dans nos vies.
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Docteur en neurosciences cognitives

Docteur en neurosciences cognitives

Mieux se connaître grâce aux neurosciences. Riche de nombreux exemples tirés de la vie quotidienne et de récits d’expériences de psychologie sociale. Albert Moukheiber rendra accessibles, de manière sérieuse et ludique, les dernières découvertes des neurosciences et proposera des outils pour faire de notre cerveau notre allié en toutes circonstances.
Pourquoi croyons-nous souvent avoir raison lorsque nous avons tort ? Pourquoi avons-nous peur de parler en public alors qu’aucun danger ne nous guette ? Pourquoi sommes-nous terrorisés par une toute petite araignée inoffensive ? Pourquoi nous laissons-nous avoir par les infox ?
Face à un réel multiple et complexe, nous sommes sujets à l’approximation, à l’illusion et à l’erreur. Ces mécanismes cérébraux nous permettent de construire une vision cohérente du monde. Mais trop souvent ils nous font perdre notre lucidité, nous enferment dans nos a priori et nous détournent des autres.
Albert Moukheiber est docteur en neurosciences cognitives, psychologue clinicien et chargé de cours à l’université de Paris 8 Saint-Denis. Il est l’un des fondateurs de Chiasma, collectif de neuroscientifiques s’intéressant à la façon dont se forment nos opinions. Il est également expert auprès du CSA sur la désinformation en ligne.
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Botaniste, biologiste et dendrologue

Nous les arbres

Les arbres se parlent, se comprennent, communiquent… entre eux ! Nous ne pouvons absolument pas les comprendre ou les entendre. Il y a vingt ans, tout le monde aurait éclaté de rire si on avait prononcé les termes « d’intelligence végétale ». Et puis, une succession de petits détails se sont accumulés les uns aux autres… De toutes petites découvertes qui, mises bout à bout et considérées dans leur ensemble, nous permettent de nous demander ce qui manque, au fond, pour que l’on puisse parler d’intelligence.
Les arbres sont des êtres silencieux, extraordinairement utiles à leur environnement, et totalement non-violents… Il me semble que l’on peut parler de modèles ! On se demande d’ailleurs si les plantes ne sont pas infiniment plus intelligentes que nous. Si vous regardez de près : nous détruisons notre environnement. Il y a des déchets jusqu’en haut de l’Himalaya. Le Pacifique est couvert de plastique. Les sols sont stérilisés à cause de tous les intrants qu’on y met… Ajoutez enfin que nous sommes strictement incapables de réguler notre population.
À l’inverse, une plante améliore son environnement, et elles ont développé des méthodes particulièrement astucieuses pour réguler leur démographie. (Francis Hallé)
Il connait l’ivresse des cimes. Pas celles des hauts sommets, plutôt celle du sommet des arbres d’où l’on peut observer et décrire la biodiversité dans toute sa richesse, sa complexité et peut-être aussi un peu sa paix. Ardent défenseur du monde végétal, explorateur, biologiste et botaniste aux méthodes novatrices, Francis Hallé garde pour la lenteur de la description et du dessin minutieux un goût profond. Comme s’il s’agissait en faisant de la science de rendre hommage au temps… Et c’est avec cette conviction enracinée qu’il défend aujourd’hui les forêts menacées un peu partout à la surface du globe, à commencer par les forêts primaires dont il veut repeupler nos latitudes.

Journaliste et écrivain

Chine, Russie, États-Unis, Europe : la guerre des récits

Xi Jinping a-t-il réussi son pari ? D’une catastrophe sanitaire née sur son sol, il veut faire la démonstration de la supériorité du modèle chinois. Aide et propagande se confondent. Donald Trump a-t-il perdu sa réélection à force de nier l’évidence et d’ajouter au chaos d’un pays en pleines convulsions raciales et sociales? La première  puissance du monde, stupéfaite, constate la faillite de son propre modèle. Vladimir Poutine s’enferme hors du Kremlin et laisse les gouverneurs régionaux face à la crise. Tout à son obsession de réécrire la grande histoire russe, il conforte son propre pouvoir aux dépens du pacte social passé avec son peuple: le récit officiel n’a pas convaincu. En Europe, nos démocraties ouvertes se sont débattues tour à tour face au virus, sans concertation ni coordination, dévoilant les limites d’une Union incapable de protéger les populations. Le sursaut provoqué par Angela Merkel et Emmanuel Macron serait-il le premier chapitre d’un récit européen à l’échelle de nos défis communs ?
Sur tous les fronts, les récits s’entrechoquent. La pandémie a ébranlé les empires, les rapports de force se tendent. Partout dans le monde, les dirigeants sont jugés selon leur capacité à juguler la pandémie et gérer ses conséquences. A leur opinion publique et au-delà de leurs frontières, ils proposent ou imposent le récit, nourri et embelli, de leurs analyses et de leurs décisions. Accélérées ou déformées par les réseaux sociaux, information et désinformation sont inextricablement mêlées. La guerre des récits bat son plein.
Christine Ockrent est journaliste et écrivain. Elle anime chaque samedi sur France Culture l’émission « Affaires étrangères ». Elle est notamment l’auteur aux éditions Robert Laffont de La double vie de Hillary Clinton (2001), Bush-Kerry, les deux Amérique (2004), Les Oligarques, le système Poutine (2014), et Clinton / Trump, l’Amérique en colère (2016).

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu des conférences : palais des congrès de Liège
Esplanade de l’Europe, 2 – 4020 Liège
Les conférences débutent à 20 h 15

SÉANCE

15
  • 1 conférence

ABONNEMENT

85
  • Saison 2020-2021
Seule la salle Europe sera accessible à raison d’un fauteuil sur deux. La priorité est donnée aux abonnés. Selon l’affluence, des places libres seront proposées à la vente.

CONTACT

Les Grandes Conférences liégeoises asbl

Hôtel Somzé
En Féronstrée, 94 4000 Liège

Permanence du lundi au jeudi de 9 h à 15 h 30
 info@gclg.be • 04 221 93 69